lundi, septembre 03, 2007

Le président Sarkozy prêt à soutenir "le bombardement de l’Iran"...




Lundi 27 août 2007, devant la conférence des ambassadeurs réunis à Paris, le président de la République Nicolas Sarkozy a déclaré : "Un Iran doté de l’arme nucléaire est pour moi inacceptable, et je pèse mes mots". Cette crise autour du programme nucléaire iranien est "sans doute la plus grave qui pèse aujourd’hui sur l’ordre international", a-t-il ajouté. "La France n’épargnera aucun effort pour convaincre l’Iran qu’il aurait beaucoup à gagner en s’engageant dans une négociation sérieuse avec les Européens, les Chinois et les Russes, et bien sûr les Américains". La France a une "entière détermination dans la démarche actuelle, alliant sanctions croissantes mais aussi ouverture si l’Iran fait le choix de respecter ses obligations... Cette démarche est la seule qui puisse nous permettre d’échapper à une alternative catastrophique : la bombe iranienne ou le bombardement de l’Iran".

Le président de la République semble ignorer que l’Iran a fait le 13 juillet dernier un geste majeur, salué comme tel -selon la BBC- par l’ONU : il a accepté la reprise des inspections de l’AIEA, en commençant par l’une de ses installations nucléaires les plus sensibles, le réacteur à eau lourde d’Arak. Mohammed ElBaradei, directeur de l’AIEA, déclarait alors que "des accords comme celui-ci sont un moyen de dénouer la crise diplomatique permanente autour de l’Iran". Cet accord a été respecté dans les délais prévus : une inspection du site a bien eu lieu le 30 juillet, durant cinq heures.

Il est vrai que la presse française, pourtant prompte à annoncer le moindre geste iranien lorsqu’il a des allures de provocation, n’en a quasiment soufflé mot. Mais les ambassadeurs et le ministre des affaires étrangères l’ignoraient-ils, eux aussi ? Auraient-ils oublié d’en parler au président de la République ? Les services de renseignement aussi ? Le président Bush n’en aurait-il pas parlé au président Sarkozy, lorsqu’ils ont pique-niqué ensemble le 11 août ? Entre deux merguez, n’aurait-il fait que justifier un bombardement de l’Iran ? Serait-il aussi "mal informé" à propos de l’Iran qu’il a prétendu l’être à propos de l’Irak ?

Pour s’informer, Nicolas Sarkozy, George W. Bush, leurs services diplomatiques et leurs agences de renseignement, sans parler de la presse française et américaine, devraient se mettre à l’écoute de la BBC... ou visiter régulièrement le site d’ACDN www.acdn.net. Cela leur aurait permis par exemple de lire le 2 août : Nucléaire iranien : solution en vue... et personne n’en parle !

A moins peut-être que ces silences ne soient délibérés, et qu’un Iran réfractaire aux injonctions occidentales, donc "bombardable", leur convienne mieux ? A ce compte, la France est, elle aussi, "bombardable" : avec Nicolas Sarkozy comme avec ses prédécesseurs, elle refuse d’appliquer l’article 6 du Traité de Non Prolifération, elle a donc "fait le choix de NE PAS respecter ses obligations" d’après le TNP.

Passant sous silence cette monumentale contradiction en même temps que l’accord du 13 juillet entre l’Iran et l’AIEA, accord qu’il aurait dû saluer puisqu’il prétend privilégier la voie diplomatique, Nicolas Sarkozy nous place pour finir devant l’alternative : "la bombe iranienne ou le bombardement de l’Iran". Mais si "un Iran doté de l’arme nucléaire est pour (lui) inacceptable", et si l’Iran, quoi qu’il dise et quoi qu’il fasse, est considéré comme coupable de ce dont on le soupçonne, alors, inéluctablement, Nicolas Sarkozy apportera le soutien de la France à une nouvelle aventure militaire au Proche-Orient, si Washington (ou Tel Aviv) devait en décider ainsi. Sur ce point, la rupture avec Jacques Chirac est consommée. Elle ne l’est pourtant pas en matière d’exportations nucléaires : de même que Jacques Chirac a vendu à Saddam Hussein, en 1975, le réacteur "Osirak" qui appela le bombardement israélien de juin 1981 puis la "guerre du Golfe" de 1991, Nicolas Sarkozy promet à un sympathique dictateur nommé Kadhafi, et au-delà de lui, à tout le monde musulman excepté l’Iran, la technologie nucléaire jugée dangereuse entre les seules mains des mollahs iraniens.

Dans ces conditions, peut-on sérieusement dire que le président Sarkozy souhaite éviter la catastrophe ? Non, il la prépare doublement, et il nous y prépare.

Mais qu’en pense l’opposition parlementaire - si opposition il y a encore ? Qu’en penseront les Français quand ils découvriront qu’on les a désinformés, manipulés, et que la tartuferie de la France, qui s’autorise ce qu’elle interdit aux autres, est le plus sûr agent de prolifération nucléaire et de guerres en chaîne dites "préventives", c’est-à-dire chargées de prévenir les effets du mal qu’on a soi-même suscité ?

En vérité, la seule démarche "qui puisse nous permettre d’échapper à une alternative catastrophique", c’est d’une part que la France et les autres Etats dotés d’armes nucléaires mettent en oeuvre, enfin, l’engagement solennel d’éliminer leurs propres armes, qu’ils ont pris en signant le TNP ; c’est d’autre part que la France cesse de semer à tout vent et à tout va les moyens "civils" de se procurer de telles armes.

La seule solution pour sauver la planète, c’est sa dénucléarisation. C’est de décider sans tarder plus longtemps la sortie du nucléaire, militaire et civil.

Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire, le 30 août 2007

A lire également: Un crime de guerre en cours de préméditation ou terrorisme d'état. benmlouka2007.blogspot.com



mercredi, juillet 18, 2007

Zakaria BEN MLOUKA, candidat à l'élection Présidentielle de 2012

dimanche, juillet 15, 2007

Frêche et le « président juif »

12/07/2007 - Hervé Gattegno, Fabien Roland-Lévy et les services du « Point » - © Le Point - N°1817

La vidéo circule sur l'Internet. On y voit Georges Frêche, lors de la journée de Jérusalem à Montpellier le 24 juin, expliquant qu'il est « ravi que, pour la première fois, la France ait élu au suffrage universel direct (...) un juif président de la République » . Ajoutant qu' « on avait eu Blum et Mendès France Premiers ministres, mais on n'avait jamais eu un juif élu au suffrage universel. C'est un beau succès et en plus, avec Kouchner aux Affaires étrangères, qu'est-ce que vous voulez de plus ? » .

vendredi, juillet 13, 2007

LE TYPE "BBR"

Il n’y a pas qu’en politique où les arabes, les noirs et les asiatiques sont exclus et discriminés.

Ne correspondant pas au type BBR, ils sont exclus du marché du travail malgré des compétences reconnues.

Une étude du Bureau international du travail (BIT) publiée en mars épingle la France.

L'égalité de traitement face à l'emploi reste encore illusoire. Malgré tout un arsenal législatif, nombre d'enquêtes prouvent la vivacité de la discrimination dans la France du XXIe siècle, qui suscite un sentiment d'injustice chez les victimes et prive l'économie de nombreuses compétences. L'emploi reste le premier domaine (43 %) où s'exerce ce phénomène, au regard des dossiers reçus en 2006 par la Haute Autorité de lutte contre les discriminations (Halde), le premier critère invoqué par les plaignants étant l'origine ethnique ou raciale.

Plusieurs sociétés et entreprises françaises se sont rendues coupables de pratique de la discrimination à l’embauche. La dernière en date est la société Garnier.

La société Garnier était accusée, en 2000, d'avoir demandé d'exclure les candidates d'origines arabe, africaine ou asiatique d'emplois d'animatrices en grandes surfaces lors d'une campagne promotionnelle pour le produit capillaire Fructis Style dans la région parisienne. L'accusation s'est appuyée sur des témoignages oraux et des documents envoyés à Adecco spécifiant que les animatrices devaient avoir le type "BBR", c'est-à-dire "bleu, blanc, rouge", être âgées de 18 à 22 ans et être de taille 40 au maximum.

L’ironie du sort, est que les candidates exclues par Garnier sont des consommatrices des produits de la marque.

A méditer …

mercredi, juillet 04, 2007

Arabes et Noirs : les dindons de la farce

A chaque échéance électorale, les candidats et les partis politiques prennent la peine de faire figurer sur leurs affiches la photo d’un arabe ou d’un noir. Ils le font dans un but électoraliste et les malheureux candidats à la figuration tombent dans les oubliettes dès le lendemain de l’élection.

Il en résulte qu’il n’y a en France à ce jour, aucun Député, aucun Sénateur, aucun Maire, aucun Président de région etc. parmi nos concitoyens d’origines étrangères.

Tous « ces » Français, que les médias et quelques hommes politiques veulent bien distinguer des « autres » par toutes sortes d’adjectifs (minorités visibles, Français de la diversité, Français d’origines étrangères, Français issus de l’immigration etc.) pour leur rappeler qu’ils ne sont pas Français à part entière, prennent pourtant part aux activités des différents partis auxquels ils sont affiliés. Malgré cela, jamais ces derniers ne leur confient une responsabilité importante au sein du parti ni ne les investissent pour une élection de manière gagnable. Cette discrimination ne concerne évidemment pas les Français originaires des pays de l’Europe ni les Français de confession judéo-chrétienne.

L’élite noire par la voix du CRAN (Conseil Représentatif des Associations Noires) et arabo-musulmane par celle du CRAF (Conseil Représentatif des Arabes de France) revendiquent aujourd’hui de manière pressante et insistante le droit pour tous, indistinctement, de devenir de vrais acteurs de la vie politique et publique de notre pays.

La campagne électorale des Présidentielles de 2007 a été animée pour la première fois de l’histoire de la République par la candidature de quatre français d’origine arabe qui ont pris l’initiative, en dehors des partis traditionnels, de concourir pour l’investiture suprême de notre pays : Leila Bouachera, Rachid Nekkaz, Souheib Ben Cheikh et Zakaria BEN MLOUKA. Aucun d’eux n’a pu cependant rassembler les 500 parrainages requis pour être qualifié pour le 1er tour. La consonance de leurs noms et leurs origines ont dissuadé nos élus, habilités et habitués à parrainer des candidats « normaux ». De plus les médias ont adopté à leur encontre une attitude discriminatoire et délibérément méprisante.

Pendant ce temps, plusieurs personnalités issues des minorités visibles étaient appelées au chevet des « grands » candidats, à commencer par Rachida Dati, nommée porte-parole de Nicolas Sarkozy ou Najat Vallaud-Belkacem, nommée porte-parole de Ségolène Royal.

Ce qui me fait dire que les Français de la diversité sont bons pour donner leurs voix et attirer celles de leurs semblables mais pas pour assumer de hautes responsabilités dans notre pays.

Pour réfuter cette thèse largement répandue et parer à tout jugement négatif, l’UMP a fait nommer trois beurettes au gouvernement. Celles-ci ne pouvaient refuser une promotion sociale inespérée même si elles savent qu’elles seront téléguidées comme des marionnettes par l’Elysée, qu’elles serviront d’appât et de vitrine d’une stratégie politicienne judicieusement orchestrée. Les derniers propos de Devedjian, très proche de Sarkozy et futur premier ministrable, en sont une belle illustration.

S’agissant des législatives, les candidats dits de la diversité font cette année une apparition encore timide, mais remarquée sur les listes des grandes formations politiques. Le nombre de postulants noirs ou arabes reste cependant loin des promesses faites dans les partis pour favoriser une meilleure représentation de « ces » Français dans l'Hémicycle.

Si le PCF, les Verts, le Modem et « la France en Action » en revendiquent une cinquantaine chacun, le PS n'en présente qu'une petite vingtaine et l'UMP qu'une dizaine. Les candidats de ces deux derniers partis ont été investis dans des circonscriptions pratiquement impossibles à gagner. Ce qui prouve bien que leur désignation n’avait pour objectif que de taire les critiques du Cran et du Craf et faire croire à un semblant d’ouverture.

Réserver des circonscriptions à « ces » candidats est difficile quand on a 366 députés sortants, prétexte-t-on au sein de l'UMP.

"Présenter des candidats de la diversité ne s'était jamais vu à droite, c'est vrai. De plus ces candidats sont tous sur des circonscriptions quasiment ingagnables", reconnaît Dogad Dogoui, conseiller exécutif de l'UMP et porte-parole du Cercle de la diversité républicaine de ce parti.

Que ce soit à l'UMP ou au PS, nos concitoyens d’origines étrangères, militants convaincus, espéraient être mieux représentés.

Remettant en cause les choix de la direction de leur parti, une dizaine de militants et responsables du PS issus de l'immigration ont, mi-mai, démissionné et se sont présentés devant les électeurs sous l'étiquette "divers gauche". Ils ont rejoint d'autres postulants, candidats au nom de la diversité mais hors des formations traditionnelles. C’est ainsi que je citerai Karim Zéribi, président du parlement des banlieues, dans les Bouches-du-Rhône, Samir Mihi, porte-parole d'AC-le feu, en Seine-Saint-Denis ou encore Claude Ribbe, président du collectif des DOM qui s'est opposé à Dominique Strauss-Kahn dans le Val-d'Oise.

Ignorés voire méprisés par les médias, aucun d’entre eux n’a malheureusement été élu.

Notre assemblée nationale demeurera cinq années de plus monochrome, ne reflétant en rien le paysage social de notre pays.

Dr. Zakaria BEN MLOUKA

Ex candidat à l’élection Présidentielle de 2007

Président du collectif « La diver’cité Française »

http://benmlouka2007.blogspot.com

vendredi, juin 22, 2007

" ILS SONT DOMINATEURS ...

Toute notre politique quotidienne est reliée à l'Europe qui elle-même, dépend principalement de sa relation aux USA, qui a son tour a marqué idéologiquement son entrée dans le XXI° par sa guerre des civilisations suite aux "évènements" du 11 septembre 2001 précisément.

Tout démontre non pas le complot, mais une "conjuration" de fait, aussi "incroyable" qu'elle paraisse, tout un système hautement élaboré qui s'est ligué dans cette "mise en scène" dont nous avons accepté collectivement et aveuglement l'interprétation.

Au regard de notre tradition républicaine et démocratique, c'est purement et simplement une honte qui marquera à jamais notre dignité, et une folie dont le sens apparaîtra bientôt. Mais si nous refusons d'ouvrir les yeux pendant qu'il est encore temps (l'est-il encore?), nous sombrerons inéluctablement dans la schizophrénie politique qu'une oligarchie sans scrupule vise à nous imposer à l'échelle mondiale, avec notre propre assentiment et les conséquences inéluctables qui s'ensuivront.

Aucun compromis sérieux et digne de ce nom, ne peut s'envisager sans faire la vérité sur cette affaire dont la gravité historique n'a sans doute pas d'équivalent dans l'histoire humaine "connue". Dans cette affaire, la soumission des médias constitue un véritable crime contre la liberté qui appelle à l'avenir à garantir absolument l'indépendance de la fonction d'information sans laquelle nous sommes comme des poissons hors de l'eau.

Tout comme le "Nouvel Ordre Européen" du nazisme a progressivement émergé à cause de l'arrogance et de la complicité des citoyens et des peuples, le "nouvel Ordre Mondial" est en voie d'accomplissement pour les mêmes raisons. Rien ne pourra excuser nos faiblesses d'esprit le jour où la nasse se refermera sur nos économies et nos consciences. Il sera trop tard.

Il n'est jamais facile de se faire le messager du malheur, quand de plus tout finit par être considéré comme subjectif. Il n'empêche que pour une majorité d'êtres humains, la souffrance et l'injustice restent des réalités tangibles comme fruits du mensonge et de la démagogie contre lesquels nous sommes tous individuellement et collectivement en devoir d'agir et de réagir. Une responsabilité dont il faudra rendre compte un jour ou l'autre quoi qu'il en soit.

D'aprés Christian Garino

Ex candidat à l'élection Présidentielle de 2007

http://europe-liberté.i-clic.net

mercredi, juin 20, 2007

Abou Ghraib : selon le général chargé de l'enquête, le Pentagone et Rumsfeld savaient

De hauts responsables du Pentagone, dont l'ancien ministre de la défense Donald Rumsfeld en personne, ont été directement impliqués, du moins en tant que donneurs d'ordres, dans les méthodes abusives d'interrogatoire pratiquées à la prison d'Abou Ghraib en Irak. C'est ce qu'affirme, dans un article publié le 18 juin par le magazine The New Yorker, le général deux étoiles Antonio Taguba qui a mené la première enquête sur le traitement réservé aux prisonniers irakiens dans cette prison et qui aurait été contraint, de ce fait, à prendre une retraite anticipée.

Le général affirme avoir été frappé d'ostracisme par le Pentagone après la remise de son rapport exhaustif sur les désormais tristement célèbres sévices commis à Abou Ghraib qui ont déclenché un tollé dans le monde entier et ont conduit à une refonte des politiques américaines en matière d'interrogatoire et de détention.

Au cours de ses nombreux entretiens avec le journaliste du New Yorker, Seymour Hersh, Antonio Taguba a assuré qu'on lui avait ordonné de limiter ses investigations aux simples soldats qui figuraient sur les photos avec les prisonniers, ainsi qu'à leur unité. Il a pourtant toujours pensé que ces hommes avaient agi sur ordre venu d'en haut. A son avis, le haut commandement en Irak était forcément au courant des techniques d'interrogatoire agressives en vigueur dans la prison d'Abou Ghraib qui ressemblaient d'ailleurs à celles utilisées pour les prisonniers importants du centre de détention de Guantanamo Bay à Cuba.
Antonio Taguba accuse également l'ancien ministre de la Défense Donald Rumsfeld d'avoir menti au Congrès lorsqu'il a témoigné, en mai 2004, sur l'enquête en minimisant ce qu'il savait des abus. Le général assure qu'il avait rencontré le ministre de la défense et ses proches collaborateurs la veille même de cette audition.

"Je sais que mes pairs de l'armée seront furieux que je parle, mais le fait est que nous avons violé les lois de la guerre à Abou Ghraib. Nous avons violé les conventions de Genève. Nous avons violé nos propres principes et nous avons violé le cœur de nos valeurs militaires. Le stress au combat ne constitue pas une excuse, et je pense, aujourd'hui encore, que les chefs militaires et civils responsables doivent répondre de leurs actes."